Buzz Bomb, Demo K7
Média | Media : Coda
(Issue #14)
Date : 1995-07-01
Auteur | Author : Jean-Yves Leloup (?)
Chronique | Review :
La jungle française tarde à pointer le bout de son nez, raison de plus pour pousser sur le devant de la scène les jeunes artistes qui s’y sont risqués. Buzz Bomb, sans doute seul junglist de Monaco (on imagine mal la Princesse hurler Boooo Yaka !), relève aisément le défi face aux productions d’outre-Manche.
D’obédience plutôt Deep & *intelligent*, notre homme vénère A Guy Called Gerald et autres 4Hero. Des titres comme **“Jaw Crush”** ou l’hilarant **“Django”** méritent sans hésitation d’être pressés sur vinyle. On attend avec impatience les premiers labels hexagonaux qui se lanceront dans l’aventure.
Conversation Code
Média | Media : L’Affiche
(Issue #27)
Date : 1995-09-01
Auteur | Author : J. V.-K. (Jérôme Viger-Kohler)
Chronique | Review :
**L’organisation What’s Up a senti le vent tourner : l’avenir du groove ne passe pas nécessairement par l’acid jazz, le gangsta rap et la new jack**. Au printemps dernier, elle a donc monté la soirée **“Mo’ DJ’s Under A Groove” au What’s Up Bar (15 rue Daval à Paris, 11e)**.
Tous les dimanches, cette party explose les barrières musicales en enchaînant sans discrimination trip-hop, jungle et deep house. Aux platines : DJs Cam, Loïk, Gilb’R, Deep et les Mighty Bop.
Convaincue par ce cocktail, l’équipe de What’s Up regroupe sur sa première compilation **“Mo’ DJ’s Under A Groove”** les propres productions des DJs de la soirée avec des morceaux inédits de Saint-Germain, DJ Manu, Alex, Jeff et quelques autres.
Le résultat est plus qu’à la hauteur : on a bien affaire aux DJ’s de la nouvelle “vibe” cool à la française.
Compil de bar
Média | Media : MAX
(Issue #74)
Date : 1995-10-01
Chronique | Review :
Derrière ce titre à l’anglaise se cache une bande de piliers de bar bien français. Ceux du What’s Up, bar bien connu des Parisiens qui aiment porter du groove en écoutant du baggy en regardant des filles bien roulées fumer (ou l’inverse). Jungle, Trip-Hop, Deep, Garage ont donc été réunis par Hervé Duflot, le maître des lieux. Avec une majorité de DJ’s français (Pedro, Saint-Germain, DJ Cam, Deep, Cheikh Kamel, etc.), cette première pression donnera à tous ceux qui l’écouteront chez eux l’envie d’en sortir très vite pour aller s’en jeter un.
“Mo’ DJ’s Under A Groove” (What’s Up/Mix-It)
Média | Media : L’Affiche
(Issue #28)
Date : 1995-10-01
Auteur | Author : J. V.-K. (Jérôme Viger-Kohler)
Chronique | Review :
Alléluia ! Nous aurons quelque chose à écouter jusqu’à l’an 2000. Ce disque est beaucoup plus qu’une compilation Trip Hop-Deep-Jungle de plus. Il marque l’émergence d’un nouveau son français in-venté par les DJs, une bande sonore idéale de la vie urbaine version 1996. Tel un trois feuilles sonore, “Mo’ DJ’s Under A Groove” a un effet apaisant, comme si la réconciliation underground avait enfin eu lieu.
On y retrouve les principales variantes de la nouvelle “vibe” : junglisante (**DJ MANU + LEXI**), deep-hou-seuse (**DJ DEEP**), jazzyfiée (**SAINT-GERMAIN**, **DJ CAM QUARTET**) ou superbement raï-ficatrice (**ECH-CHEIKH KAMEL**). Et on imagine tout autant d’environnements à contaminer : bars bondés, clubs décon-tractés, dîners arrosés, bureaux stressés, matinées ensoleillées, amours agités. Il y a de quoi transformer toutes nos galères citadines en aventures groovantes, de quoi réconcilier les clubbers éparpillés, de quoi mettre sur pied d’interminables parties nonchalantes et hallucinées. Bref, “Mo’ DJ’s Under A Groove” est incontestablement le disque du mois. Indispensable.
HOUSE
Média | Media : Libération
(Issue #4481)
Date : 1995-10-14
Auteur | Author : Didier Lestrade
Chronique | Review :
Un peu la surprise de la rentrée que cette compilation d’artistes français, n’ayant pas toujours beaucoup de points communs, mais qui, réunis sous la direction d’Hervé Duflot et Charles Hurbier, présen-tent ici leur meilleur travail. Les styles représentés par les douze titres vont de la jungle au funk, en passant par la house et le trip hop. Un éclectisme qui fait peut-être de cette collection un objet rare et inclassable, rappelant le travail entrepris par les Anglais de Mo’ Wax. Certains noms sont connus de la scène club parisienne. Saint-Germain signe un très bon titre de jazz-house, *Street Scene* ; la clique de Radio Nova est bien représentée avec deux morceaux plutôt renversants de DJ Loïk et DJ Gilbr ; The Mighty Bop réussit l’idéal morceau d’intro, *Make My Day*, de l’electrofunk recouvert de nappes de synthés Detroit ; DJ Deep réalise le nec plus ultra de la compilation, *Sweet Summer Vibe*, qui résume bien l’incroyable érudition musicale et la finesse de ton de celui qui est récemment passé de FG 98.2 à Nova. On le savait parmi les meilleurs DJ’s français de house, maintenant nul ne devrait ignorer qu’il peut faire ce qu’il veut.
Mais les découvertes ne s’arrêtent pas là. Buzz Bomb produit le dernier titre du lot, *Disturbance In The Area*, sa première contribution sur un label, après les douze derniers mois passés à envoyer ses démos de jungle un peu partout. Comme DJ Manu & Lex, Buzz Bomb incarne le sommet d’une vague Jungle tricolore, qui a très vite appris et retenu les leçons de l’exemple anglais. Bref, ce What’s Up représente pour le groove ce que F. Communications est à la house : une marque de qualité. Dommage que la pochette soit un peu ratée.
CHRONIQUES
Média | Media : Coda
(Issue #15)
Date : 1995-10-01
Auteur | Author : JPh. R
Chronique | Review :
Voici les 2 compilations les plus concurrentielles de la rentrée.
Toutes deux expriment la (les) tendance(s) abstraite(s) et néo-groove d’un soudain très prolifique Hexagone.
Beaucoup des artistes présentés là sont déjà connus voire mythiques **La Funk Mob**, **DJ Cam**, **Mighty Bop** ou **DJ “Nova” Gilb’R** figurent d’ailleurs sur les 2 opus.
SOURCE LAB fait la part belle à La Funk Mob et consorts ; soit Motorbass l’expérimentalo-house, **Alex**, le néo funk hypno-tique, **Air** en format soul spatiale, et **La Chatte Rouge** hip-hop félin et infectieux. Tous participent de la même mafia et s’offrent là une représentation remarquable.
Autour d’**DJ Manu**, fier étendard de la jungle française. Le collectif **Daphreephunkateerz** qui à la suite de son brillant EP chez Artefact, offre un inédit prometteur. Qu’on se le dise, les clones du laboratoire Source sont un must.
WHAT’S UP réunit quant à lui plus large ce deux qui font les bonnes heures du célèbre café de Bastille.
Moins d’inédits ici, mais que de la qualité. Rendons grâce quand même à 2 nouvelles merveilles, **DJ Deep** que l’on n’avait pas entendu depuis longtemps, et la néo jungle monégasque de **Buzz Bomb**.
Si la vente du disque encourage le What’s Up à baisser le tarif de ses consos, on aura fait dans la bonne action.
Faudrait quand même se demander si le groove doit revenir une fois ! Ici pour l’investissement minime de 2 compil’s, la meilleure de la fusion hip-hop/breakbeat hexagonale meuble les âmes.
What’s Up
Média | Media : Vogue Hommes
(Issue #184)
Date : 1995-11-01
Auteur | Author : Philippe Krootchey
Chronique | Review :
WHAT’S UP - « Mix it», What’s up Productions. Enfin, la France se décide et essaie de rattraper le retard de ces dix dernières années. Tous les DJ de Paris (en n’oubliant pas ceux de la Petite ceinture et banlieue comprise) y sont allés de leur mix sur cette compilation. Production indépendante de trip hop, ambiant groove, tribal jungle. Demandez le programme. Paris bougera-t-il sur ses fondements cet hiver ? On nous (vous) le souhaite et on attend.
WHAT’S UP “Mo’ DJs under a groove” What’s Up/Mix-lt
Média | Media : Play
(Issue #1)
Date : 1995-11-01
Auteur | Author : Mathieu Sonnet
Chronique | Review :
Cette compilation, première sortie du label What’s Up, du même nom que le bar parisien ultra-branché, réunit ce qui se fait de mieux en jungle, house et trip-hop en France. Outre les noms connus de The Mighty Bop, DJ Cam, St Germain, la bonne surprise vient de DJ Deep avec un “Sweet Summer Vibe” housey exquis. Le morceau ambient jungle de Buzz Bomb “Disturbance In The Area” démontre que la jungle peut être très raffinée au même titre que les autres musiques électroniques.
L’idée d’une compilation si éclectique pour le lancement d’un label ne peut que promettre un avenir musical à multiples facettes.
WHAT’S UP “Mo’ DJ's under a groove” What’s Up/Mix-lt
Média | Media : SVM Mac
(Issue #69)
Date : 1996-01-01
Chronique | Review :
**What’s up** (Pias) regroupe la production des meilleurs DJ français dans le genre. À découvrir.
Classement juin 96
Média | Media : Les Inrockuptibles
(Issue #63)
Date : 1996-06-26
Chronique | Review :
Classement des disques les plus écoutés par les étudiants dans les BDE.
Compil Fantastico (Hugo Boss) : 6e / 50
Compil Mo’ Dj’s Under a Groove #1 (What’s Up Mix-It) : 8e / 50.
ÉTUDE REALISÉE AUPRÈS DE 2472 ÈTUDIANTS DE 38 GRANDES ÉCOLES (COMMERCE, INGÉNIEUR, COMMUNICATION) 10 FACS (DROIT, LETTRE, ÉCONOMIE & FINANCE, CINÉMA & MUSICOLOGIE) ET 2 LYCÉES à PARIS + RÉGIONS ENTRE LE 10 MAI ET 14 JUIN 1996. [lol].
TRIP & GROOVE
Média | Media : Coda
(Issue #20)
Date : 1996-03-01
Auteur | Author : Jean-Yves Leloup / Jopo H
Chronique | Review :
**CHRONIQUE** : Monaco est un petit village méditerranéen réputé pour ses princesses, ses “Ouragans” et ses “Buzz Bomb”. On doit le premier à l’une d’entre elles justement. Princesse rebelle, Stéphanie la rockeuse allait propulser au sommet du top 50 un pamphlet trash-métal-sex d’une rare violence, avant de se recon-vertir dans le maillot de bain Sado Maso. Le 2e souffle pourrait bien naître des balbutiements jungle d’**Olivier Labarrère**, un jeune homme bien tranquille que rien ne destinait à priori aux folies du breakbeat. Résident lointain de la turbulente Angleterre, Buzz Bomb ne pastiche pas vulgairement la perfide Albion, mais en extrait plutôt les vibes au profit d’un drum’n’bass apaisé, tout câliné par le soleil local. Peu de samples ici. Point non plus de rythmiques “hélicoptère”. Mais de très belles lignes de beat-poésie comparables aux travaux des ascètes 4Hero - “Landscape” et “Dub Pleausure” n’ayant rien à envier aux respectables héros du genre ambiant jungle — En prime non négligeable, “Lexington Avenue” taille un boulevard du succès au jeune prodige monégasque. Bonne route Olivier.
**INTERVIEW**:
House, techno ou trip-hop...la production française s’est imposée au niveau international. Il ne lui restait plus qu’à révéler un musicien jungle digne de ce nom. C’est désormais chose faite grâce à Buzz Bomb !
Si la jungle est encore ici minoritaire, reconnaissons que dans ce domaine, le Junglist Posse, DJ Manu de l’Xpensive Studio, ainsi que MC Otis B. Line ont posé les premiers jalons d’une production hexagonale. Mais il y a quelques mois, nous parvenait un appel désespéré en provenance de Monaco. Une cassette signée Buzz Bomb, rassemblant une belle brochette de compositions junglistiques, avait ainsi eu les hon-neurs d’une chronique dans ce même journal, mais cherchait vainement un label. Grâce à cette cassette, **Olivier Labarrère** a pris son destin en main et a tenté de briser son isolement musical. “La jungle s’est très peu développée en France, et vivre dans le sud renforce encore plus cet isolement. J’ai dû envoyer quantité de démos en France, en Italie et en Angleterre. Je possédais peu d’adresses et je n’ai pu m’adresser qu’aux labels les plus importants tels que Moving Shadow ou Suburban Base. Moving m’a tout de même répondu, ils aimaient bien mes morceaux, mais les trouvaient trop rapides”.
Bref, on lui répond parfois, mais rarement avec enthousiasme. C’est finalement grâce à nos conseils qu’il finit par signer avec le What’s Up Mix-It et figure sur leur première compilation “Mo’ DJ’s Under A Groove”. L’aventure ne s’arrête pas là puisque déboule aujourd’hui “Disturbance In The Area”, bien bel essai jungle qui impose Buzz Bomb comme le leader de la scène monégasque... dont il est d’ailleurs l’unique représentant.
Il est étonnant de voir un jeune garçon s’intéresser à un tel mouvement musical, aussi lointain des frasques de la famille princière et des casinos. “Je suis attiré par la musique anglaise depuis longtemps, j’ai pas mal écouté de noisy-pop, et j’ai toujours voulu me démarquer du reste des Monégasques. À la fin des années 80, j’ai connu toute la mouvance indie-dance et je me suis dirigé vers la techno. Plus tard, vers 91-92, j’ai tout de suite accroché au breakbeat”, résume-t-il simplement.
Buzz Bomb reste une énigme. Même s’il avoue se rendre à Londres deux ou trois fois l’an pour faire ses provisions de cassettes mixées, il n’assiste à sa première soirée jungle qu’au Midem de Cannes en janvier dernier ! [*Précisions : première soirée jungle pour le Sud de la France. Chaque été, depuis 1991, Olivier se rend au Reading Festival, à The Hippodrome et au Bar Rumba de Londres et au Notting Hill Carnival où les soundsystems D&B déferlent*]. Olivier est tout simplement autodidacte. Adolescent, il apprend seul la basse pour s’essayer à l’indie rock, et fait plus tard ses premières armes de la même manière dans l’Infographie, dont c’est aujourd’hui le métier.
Malgré son isolement, Olivier reconnaît aisément ses influences britanniques. - les labels Moving Shadow, Reinforced et Good Looking... La jungle est passée par quantité de mouvances différentes, ragga, dark, hardstep, happy... mais la vague deep et ambient, menée par des artistes tels que LT] Bukem ou Omni Trio, s’est imposée à lui depuis tout juste un an. “Je produis depuis mars 95. Pour apprendre les machines, je me suis fait la main sur de la house ou de l’ambient. Et si le temps me le permet j’aimerai revenir à des productions ambient-dub, c’est un genre que j’affectionne particulièrement”.
Pour l’heure, il ne vous reste plus qu’à apprécier “Disturbance In The Area”, excellente collection de 6 titres jungle mélodiques et enlevés. Entre la basse veloutée de “Dub Pleasure” et le sublime “Frozen Citadel”, la jungle française tient l’un des plus fervents stylistes de “l’Audio Couture”.
PHOTO : Olivier M&M’s (Olivier Degorce)
Boo Ya Kokoriko !
Média | Media : Keyboards
(Issue #97)
Date : 1996-03-01
Auteur | Author : J. Péache
Chronique | Review :
La jungle s’épanouit en France, y compris dans les contrées les plus inattendues. Buzz Bomb vient de Monaco, ville plus connue pour sa tempétueuse princesse et son «Ouragan» de triste mémoire que par ses artistes jungle. Le mini-album de Buzz Bomb rend hommage aux figures emblématiques du genre (4Hero, A Guy Called Gerald), tout en échappant, de manière subtile, à l’inévitable domination anglaise en la matière (Buzz Bomb, «Disturbance in the Area», PIAS).
M&M’s, un parisien allumé techno et illuminé par le break beat, sort aussi un premier maxi hors norme. Il en résulte un drum’n’ bass exalté, à mille mesures de la sagesse monégasque, mais dumpés d’effets électroniques saisissants et de samples imaginatifs (M&M’s, «Sound wise», Pumking).
Hypnotrip
Média | Media : L’éléphant Rose
(Issue #4)
Date : 1996-03-01
Auteur | Author : raOul
Chronique | Review :
La deep jungle, en la personne de Buzz Bomb, fait son entrée dans le monde riche et créatif des jeunes “groovers” français. La présence de beats surexcités n’enlève rien à la musicalité des six titres qui se succèdent avec une énergie débordante.
Une énergie que “L’Éléphant” n’espère pas voir perdre de son intensité. Un détail, pour l’apprécier à sa juste valeur - bien qu’il n’en déplaise à tes voisins ou à tes enceintes -, il est conseillé de pousser les basses au maximum.
Musique
Média | Media : Les Inrockuptibles
(Issue #50)
Date : 1996-03-02
Auteur | Author : Laure Narlian
Chronique | Review :
Monaco, ses casinos, sa princesse rangée des micros et aujourd’hui son spécimen jungle, Olivier Labarrère, alias Buzz Bomb. Remarqué sur la compilation What’s Up-Mix it à l’automne dernier, Olivier Labarrère est un autodidacte fondu depuis un an seulement de jungle à tendance deep et ambient. Si son style velouté est encore un peu jeune pour imposer une marque de fabrique révolutionnaire, la qualité irréprochable des six morceaux présentés ici le hisse au rang de futur fleuron d’une scène hexagonale en pleine expansion aux côtés des flamboyants X Pensive et Junglist Posse.
Entre Omni Trio pour l’utilisation des voix féminines (*Lexington Avenue*) et 4Hero pour la démarche mélodique, c’est surtout avec le splendide *The Frozen Citadel*, dominé par une flûte caressante et de déli-cates nappes de piano, que sa personnalité retiendra l’attention.
Playmates
Média | Media : Play
(Issue #4)
Date : 1996-04-01
Auteur | Author : Jérôme Viger-Kohler et Jean-Yves Leloup / Photos : Pierre Even
Chronique | Review :
“Le buzz signifie plusieurs choses. Pour moi, c’est surtout le grondement des basses sourdes de la jungle. Buzz Bomb veut dire “bombe volante” en anglais. Je pense que ça colle bien avec mon style musical qui marie les nappes de l’ambient au breakbeat et à la basse de la jungle.
C’est en 1991 que j’ai découvert cette musique.
Comme j’habite à Monaco, j’étais le seul à écouter de la jungle. Ce côté un peu élitiste m’a séduit.
Aujourd’hui encore, il n’y a aucun club techno ou jungle à Monaco. Du coup, je suis l’exemple type du mec qui fait toute sa musique dans son home studio. En plus, comme je suis infographiste, je ne quitte pas mon ordinateur.”
Buzz Bomb, alias Olivier Labarrère, vient de sortir un mini-album CD baptisé “Disturbance in the Area” sur le label What’s Up/Mix-lt.
Mac Passion
Média | Media : SVM Mac
(Issue #72)
Date : 1996-04-01
Chronique | Review :
Pur fruit de la scène trip-hop-jungle française, qui se défend très bien dans un genre qui exige la quasi-perfection pour ne pas sombrer dans la tapisserie sonore.
BUZZ BOMB
Média | Media : REMIX
(Issue #3)
Date : 1996-04-01
Auteur | Author : Super Willie
Chronique | Review :
**Qu’y a-t-il à Monaco à part des princesses, la mafia et une équipe de foot ? Heu... de la jungle**. Eh oui. Le breakbeat est allé aussi loin. Buzz Bomb (Olivier Labarrère de son vrai nom), un de nos rares producteurs jungle hexagonaux, a été repéré dans la compilation “Mo’ Dj’s Under A Groove” de What’s Up.
Alors comment peut-on habiter à Monaco et connaître la jungle ?
« Grâce à ma fascination pour l’Angleterre. Au départ, je jouais dans un groupe de pop, The Puppet. Lors d’un de mes voyages à Londres, j’ai acheté une compilation de hardcore. J’ai immédiatement été attiré par le breakbeat. Puis j’ai découvert Prodigy, SL2, Urban Type... J’étais le seul à Monaco à écouter ce genre de musique. »
Il y a quatre ans, Olivier commence à acheter du matériel : un sampler Akaï S 2800, un synthé, un ordinateur. « L’avantage de Monaco, c’est qu’on se trouve juste à côté de la frontière avec l’Italie. Là-bas, le matériel est deux fois moins cher. Mais le gros inconvénient, c’est qu’on n’a aucun avis extérieur sur sa musique. Pour moi, le bonheur c’est Paris, Londres ou New York. Monaco, j’apprécierai quand j’aurai 80 ans.
Pour remédier à cela, j’ai commencé à envoyer des démos aux journalistes de Libération, de Coda et à Bernard Lenoir de France Inter. Ce dernier m’a répondu et a fait passer ma cassette. »
Mis en contact avec What’s Up/Mix-It, il vient de sortir chez ces derniers un premier EP, “’Disturbance In The Area”.
Tapage nocturne
Média | Media : MAX
(Issue #80)
Date : 1996-05-01
Chronique | Review :
Buzz Bomb, ancien musicien de noisy pop, profite de son isolement à Monaco pour élaborer une jungle inventive qui renforcera sans conteste l’impact de la techno française de qualité.
Buzz Bomb - *Disturbance In The Area* (Mix It/PIAS)
Meilleure critique musicale EVER. 𓆗
Média | Media : Nouvelle Vague
(Issue #10)
Date : 1996-06-21
Auteur | Author : Markstar
Chronique | Review :
Les jeunes qui aiment le rock et qui donc lisent ces lignes, connaissent certainement Olivier Labarrère, bassiste de The Puppet, groupe noisy-pop incontournable des concerts au Balzac de 1990 à 1993. Le début des années 90 marque aussi la naissance d’une musique qu’il est impossible d’éviter si l’on va à Londres (ce que, comme de nombreux jeunes, Olivier va faire chaque été avec ses copains) : la Jungle. D’abord appelée hardcore ou breakbeat, cette musique explose avec des groupes comme Prodigy, Liquid ou SL2 qui envahissent les hit parades outre-Manche.
Olivier qui s’intéresse à la techno ambient est fasciné par ce nouveau style, il abandonne donc sa basse et fait l’acquisition d’un sampler, ce qui est tout à son honneur. Les années passent et, alors que Prodigy cherche à conquérir le public rock, la jungle devient moins évidente, plus expérimentale, de nouveaux noms émergent: A Guy called Gerald, Goldie ou Alex Reece, avec une musique qualifiée de «intelligente». Ces derniers font indéniablement partie des influences d’Olivier, devenu entre-temps Buzz Bomb, et qui pour son premier mini LP propose 6 titres aux rythmiques ultras travaillées, enveloppées de nappes de synthés, et ponctuées de mélodies au piano. Buzz Bomb n’a pas hésité à monter au filet avec un disque impeccable qui, s’il frôle parfois les 160 BPM, n’en demeure pas moins très agréable à écouter chez soi, allongé.
Publicité « Disturbance In The Area »
Média | Media : Vibrations
Date :
Chronique | Review :
Cette entrée regroupe la couverture du magazine *Vibrations* et une page de publicité dédiée à l’album *Disturbance In The Area*. Il s’agit d’un témoignage visuel de la promotion de l’album plutôt que d’un article critique.
Musique
Média | Media : Libération
(Issue #4640)
Date : 1996-04-20
Auteur | Author : Didier Lestrade
Chronique | Review :
Six mois après la sortie du *Volume 1*, le tandem Duflot & Hurbier relance la production indépendante française avec cette collection de treize titres qui vont un peu du tout au rien,en passant par le groove, la jungle, le trip hop et tous les sous-genres possibles et imaginables.
On retrouve ici la fine fleur de la scène underground nationale avec, en vrac, Dimitri, Nature, Buzz Bomb, la tribu Pro-zax et plein de nouveaux. Caractéristique intéressante du projet, la liberté manifeste qui anime les compositeurs.
Tout se mélange : les habitués de la house s’essayent au trip-hop, et les accros du trip hop tentent, hum, ce qu’ils veulent.
Bien sûr, à l’instar de tous les disques de ce genre (et il y en a énormément), le tempo est souvent très lent. Mais cela permet de mettre en avant certaines découvertes, comme *Denice* de Fred Galliano, qui retra-vaille complètement le merveilleux classique Phitly *Free* de Deniece Williams en le recouvrant de sithars et de synthés jungle. Il y a aussi l’énorme *Don’t Stop The Bass* de Stéphane Malca, électro-funk avec solos de basse débouchant sur du planant scotché new-yorkais qui ne déparerait pas sur les labels anglais Paper Recordings ou Nuphonic ; tandis qu’Olivier Labarrère de Buzz Bomb continue son incroyable chemin jungle ; produisant sans arrêt une musique originale et littéralement couverte d’ambiance (cf. son EP *Disturbance In The Area*, sorti chez PIAS). Bref, un achat indispensable pour ceux que la mouvance groove hexagonale attire.
BPM
Média | Media : Nova Mag
(Issue #17)
Date : 1996-05-01
Chronique | Review :
*Mo’ DJ’s Under A Groove #2* (What’s Up/Mix It/PIAS), seconde compilation du tandem Duflot-Hurbier, ne regroupe que des DJ’s sous l’influence du... groove. Trip-hop, ambient, house, dub, Jungle... avec **Stéphane Malca**, **Dimitri From Paris**, **Pedro**, **Fresh Lab**, **Vanguard**, **Buzz Bomb** (dont le premier EP, *Disturbance In The Area*, de la Jungle ambiante, a lui aussi vu le jour sur le même label).
Média | Media : L’Affiche
(Issue #34)
Date : 1996-05-01
Auteur | Author : Squaaly
Chronique | Review :
Six mois à peine après la sortie du volume 1 de “Mo’ DJ’s Under A Groove”, les deux producteurs (Hervé Duflot, alias captain What’s Up, et Charles Hurbier du studio Mix-It) remettent ça avec une nouvelle brochette de DJs prometteurs (**STÉPHANE MALCA**, **LA CELLULE**, **OZMAN**) et quelques récidivistes (**PEDRO**, **BUZZ BOMB**). Le volume 1 et sa ribambelle de bidouilleurs accros aux MK2 (St Germain, Mighty Bop, Deep, Loïk, Gilb-R) avaient contribué à imposer, sans complaisance, l’idée d’un french sound provoquant au-delà de nos frontières.
Ses treize nouvelles compositions devraient finir de convaincre les plus sceptiques. **Roudoudou**, dont un album est attendu pour septembre chez Delabel, propose sa “Chose” paresseuse, façon reggae relax sur un sample d’Ella. **Vanguard** du groupe Ollano propulse sur un mode non conventionnel et sans aucun sample son “Good Time”. Pedro promène en une procession profane d’instruments trad’ (tablas, sitar, flûte) gorgée de dubs profonds son “Zamwin”.
Buzz Bomb projette “Dub Pleasure” hors de son premier EP (What’s Up/Mix-It). Ozman — deux permissionnaires du label Pro-zak Trax - prodigue un son jungle avant-gardiste et prolixe. **DIMITRI** (album imminent sur Yellow Productions) procède à une démonstration funky-house probante. **FRESH LAB** profite d’une sonnerie téléphonique pour programmer son “Sax O Phone”. **FRÉDÉRIC GALLIANO** (il n’y peut rien, c’est son nom) profile son premier titre “Denice”.
Comme avec le volume 1, les deux producteurs prodiges, pour qui la compil’ n’est pas une fin en soi, ont immédiatement renvoyé leurs protégés à leurs outils de travail préférés, organisant toute une série de soirées à travers la France. Bon esprit, bon groove.
C’est la vie / Faits & Gestes
Média | Media : SVM Mac
(Issue #74)
Date : 1996-06-01
Chronique | Review :
Au début, il y avait un studio d’enregistrement, le Mix-lt, qui a déjà signé les premiers disques de Mano Negra, et un bar, le What’s Up Bar, anciennement le Shéhérazade, bien connu des noctambules parisiens. À force d’organiser raves et soirées techno/jungle, l’envie de créer un label de disque n’a pas tardé à surgir, sorte de point de ralliement de la scène jungle française.
Nommé What’s Up Mix-It, le label a sorti l’année dernière une première compilation excellente (Mo’ DJ’s Under A Groove #1), la deuxième de la série est arrivée, il y a quelques semaines. Ajoutez à cela le mini-album de Buzz Bomb, un autre de Fresh Lab en préparation, associés à un certain souci de qualité, et vous obtenez des disques qui tiennent le choc face à la production britannique, comme Goldie.
Les parallèles entre la scène jungle et la culture numérique, particulièrement dans le design, ne manquent pas. Comme cette nouvelle culture graphique en train de naître (voir aussi le travail original d’Etienne Auger dans le cahier Mac Médias et le CD-ROM N° 14), la culture jungle s’alimente des mélanges les plus singuliers, intégrant des sons électroniques, des échantillons de bruits quotidiens, des traitements numériques, pour arriver à une réalité sonore inédite.
Rien d’extraordinaire donc à ce que nombre de représentants de cette nouvelle tendance graphique travaillent pour les projets liés à la musique. Tout se rejoint...
En attendant, vous pouvez découvrir des extraits de la dernière compil de What’s Up Mix-It sur notre CD-ROM. Histoire de se fixer les idées.
What’s Up Mix-It
Média | Media : Play
(Issue #5)
Date : 1996-07-01
Auteur | Author : Jean-Yves Leloup
Chronique | Review :
à l’origine du label What’s Up Mix-lt? La scène et le dancefloor. Au plus fort du mouvement acid-jazz, les soirées What’s Up animent les nuits les plus groovy de la capitale. Marc et Hervé Duflot, en connexion directe avec l’Angleterre, font venir les plus grands noms du Swinging London et contribuent au développement d’une vaste scène jazzy-funky parisienne. What’s Up est désormais un gage de qualité et donne naissance à un bar en plein cœur de la Bastille, où se succéderont DJs, groupes et lives de la scène post acid-jazz. La rencontre d’Hervé Duflot avec Charles Hurbier du studio Mix-lt, qui a vu défiler pas mal d’artistes français, techno, hip-hop ou pop, poussera logiquement les deux lascars à poursuivre leurs aven-tures de manière plus sérieuse. 1995, la joint-venture What’s Up-Mix It est née.
Et pour débuter, quoi de mieux que de rassembler la crème de la scène parisienne qui a succédé à la vague rap et acid-jazz. Les soirées “Mo’ Dj’s Under A Groove”, qui ont lieu au What’s Up Bar, rassemblent à l’époque les tenants de la house, de la jungle et du hip-hop et inaugurent la réunion inattendue de tribus réputées inconciliables. à l’évidence il y a à Paris une véritable effervescence dans laquelle se retrouvent DJs et artistes tels que St Germain, DJ Deep, Mighty Bop, Fresh Lab, DJ Cam... Tous seront présents sur le premier album d’inédits patiemment rassemblé par le label et très justement nommé “Mo’ DJ’s Under A Groove Vol. 1”
A l’image de tous les artistes parisiens, le label commence à se faire connaître à l’étranger et dans le milieu des DJs. La vie est dure, la gestion d’une structure indépendante est parsemée d’embûches, mais Hurbier et Duflot y croient. Quelques mois plus tard, c’est la sortie du mini album de Buzz Bomb, “Disturbance In The Area”. Ce musicien monégasque impose son drum & bass d’inspiration ambient à tous ceux qui ne voulaient pas croire au talent des artistes jungle français.
Et au printemps 1996, What’s Up remet le couvert avec “Mo DJs Under A Groove 2”. Ce nouvel album prouve qu’il y a dans notre cher pays, une foule de musiciens prêts à prendre la relève, de Stéphane Malca à Dimitri, en passant par La Cellule, Dr Love, Galliano, Nature, Roudoudou ou Ozman. Ces noms ne vous disent rien ? Parions que d’ici quelques années, ils seront reconnus comme les pionniers de la fusion groovy frenchy. Alors, histoire de ne pas paraître comme un vieux conservateur, ouvrez un peu les oreilles.
Les deux volumes de “Mo’ DJ’s Under A Groove” et le premier EP de Buzz Bomb, “Disturbance In The Area” sont disponibles chez What’s Up-Mix It (distribution Pias).
ALBUMS
Média | Media : Zipper
(Issue #3)
Date : 1996-05-01
Auteur | Author : Thierry Demougin
Chronique | Review :
Voici venu le temps du deuxième opus de la confrérie du groove urbain, en hommage à la nou-velle scène française du breakbeat électronique. Car ce ne sont pas moins de 13 formations qui sont ven-ues épauler l’entreprise, on citera par exemple : Stéphane Malca, un ancien membre fondateur des Malka Family, Buzz Bomb dans une jungle élégante, extrait de son premier EP, Ozman du label house «Prozak Trax», Dimitri (en attendant son prochain album chez Yellow Productions), Fresh Lab, et bien d’autres.
Compilation indispensable pour savoir qui bouge réellement de ce côté-ci de l’Atlantique !
ALBUMS
Média | Media : Les Inrockuptibles
Date : 1996-05-01
Auteur | Author : Laure Narlian
Chronique | Review :
Six mois après la parution d’un premier volume consacré à la nouvelle scène des DJ’s français, le tandem Hurbier-Duflot remet le couvert avec une douzaine de découvertes hexagonales. Cette moisson de printemps révèle une heureuse percée de la province (Angers, Valence, Monaco) et une avancée nette de l’originalité et de l’expérimentation.
Le collectif parisien Dr Love + Nature surprend par une intensité dramatique soulignée d’une guitare à la Il était une fois dans l’Ouest. La Cellule qui inaugure le concept de free-drum’n’bass est sans doute le plus déconcertant du lot : son Mathématicien souffle le froid et le chaud, ponctuant son tourbillon sonore de sau-tes d’humeur grinçantes, de scratches et de ponts jungle comme autant de poussées d’adrénaline.
Dimitri From Paris fait grimper les nightclubbers aux rideaux avec le groove furieux d’Help me Lord, con-trepied absolu au style easy-listening adopté sur son snob et remarquable premier album fraîchement sorti. Vanguard juxtapose ses atmosphères inquiétantes comme une araignée tisse sa toile, happe l’auditeur dans un univers empoisonné alors que Roudoudou séduit par la fraîcheur d’un dub optimiste.
Ailleurs, Fresh Lab, Pedro et Flash & Gordon intriguent, alors que Buzz Bomb laisse envisager un ave-nir radieux. Face à une telle diversité de talents en devenir, impossible de retenir un fil conducteur censé définir ce que certains qualifient déjà de « French sound » : un amalgame qui pourrait s’avérer néfaste au mûrissement d’une scène bourgeonnante.
Chroniques
Média | Media : Prémonitions
(Issue #24)
Date : 1996-06-01
Auteur | Author : Quentin Grolier
Chronique | Review :
Bizarrement, la mode trip-hop n’a toujours pas eu droit à son retour de bâton, et pourtant les labels ne cessent de fleurir, leurs nouvelles productions devenant chaque jour de plus en plus dispensables...
Après un premier volume plutôt prometteur, What’s Up se lance dans la promotion de nouveaux talents français. Inconnus pour la plupart, ces collectifs, groupes, DJ’s se complaisent hélas ! un peu trop dans les clichés expéri-mentalo-trip-dub-hop-fumette, laissant l’ennui s’installer dans leurs grooves empâtés pour certains, ou dans une ambiance muzak qui n’amuse plus personne pour les autres. Si l’exception du disque revient à Buzz Bomb, ancien musicien noisy reconverti ambient-jungle et auteur récemment d’un élégant maxi (“Disturbance in the area”), la véritable jubilation nous vient de Flash & Gordon et son fantastique dérapage electro-house absurde, complètement hilare. Ce n’est d’ailleurs pas étonnant quand on sait que Flash & Gordon sévit sur Radio-Mentale, le rendez-vous des mixeurs les plus fous de Paris.
La bonne surprise se trouve de l’autre côté du tunnel, chez les vétérans Mo Wax qui, à force de promouvoir un abstract hip-hop un peu obsolète, risquaient de lasser à la longue. “Faces Z”, le best of des maxis sortis en 1995, témoigne d’un label en pleine voie de diversification.
Si Palmskin Productions ou DJ Shadow sont conformes au son Mo Wax, Andrea Parker vient piétiner les plates-bandes de Ruby, iO donne dans la house bon teint et la jungle se trouve honorée par la présence de Sam Sever. Les amateurs de pop seront aussi comblés par l’impeccable Money Mark et l’excellent Blue-print d’un Attica Blues sur les traces de Massive Attack. Mais s'il devait y avoir une palme d’or, elle reviendrait sûrement au 357 Magnum Force de La Funk Mob déjà sorti en 1994 : c’est de la dance, ça bouge et c’est français, monsieur !
Techno Trip hop
Média | Media : VIRGIN MAG
(Issue #10)
Date : 1996-06-01
Auteur | Author : SB
Chronique | Review :
En France, la nouvelle génération des laborantins du groove — regroupant sous le terme flou de “trip hop” toutes les expériences allant du post-hip-hop à la house et à la jungle — est en pleine explosion. Les deux labels hexagonaux fleurons du genre, Source et What’s Up Mix-It, récidivent, six mois après leurs remarquables premières compilations, avec deux livraisons fourmillantes d’idées.
Mêlant valeurs sûres et nouveaux artificiers, ces deux albums reflètent la créativité foisonnante d’une scène décomplexée qui prend chaque jour davantage de risques, expérimente sans relâche et continue de nous surprendre.
Ces Géo Trouvetout que même les Britanniques nous envient — fait sans précédent ! — méritent d’urgence toute votre attention.
What’s Up Mix it, la réunion du grouve
Média | Media : Zipper
(Issue #4)
Date : 1996-06-01
Auteur | Author : Thierry Demougin
Chronique | Review :
Le label indépendant «What’s Up Mix It» a été créé, il y a tout juste un an, sous l’impulsion de deux amoureux du groove, Charles Hurbier et Hervé Duflot. Producteur et diffuseur de talents, ce tandem représente la nouvelle scène française underground issue des dancefloors et de la syncope. La première compilation «Mo’ DJ’s Under a Groove» (plus précisément un recueil de morceaux inédits) est sortie en septembre dernier. Aujourd’hui, le deuxième volume est dans les bacs, ainsi qu’un EP 6 titres de l’artiste junglist Buzz Bomb. Pour la rentrée des albums de musiciens issus de ces compilations sont prévus : Fresh Lab, Buzz Bomb, Frédéric Galliano et Stéphane Malka.
**Hervé Duflot** : *Ces différentes découvertes n’ont pu se faire qu’en live lors des soirées que nous avons organisées au What’s Up Bar avec des DI’s d’horizons différents*. La tournée «Mo Dj’s Under a
Groove» sillonne aussi la province pour faire découvrir ces musiques au plus grand nombre. Le nom de «What’s Up» vient des soirées organisées il y a six ans au club parisien «Le Shéhérazade» où l’on pouvait voir démarrer la vague acid-jazz avec des concerts d’artistes du label Talkin’ Loud. C’est aujourd’hui un bar, où tout en sirotant une boisson, on peut écouter des DJ’s.
Quant à Mix It, c’est un ensemble de musiciens passionnés d’électronique et d’informatique qui ont décidé de monter un studio.
**Charles Hurbler** : *Depuis 10 ans, nous avons fait toutes les scènes dites underground en enregistrant des albums pour des groupes comme la Mano Negra, les Béruriers Noirs, IAM ou Timide Et Sans Complexe, en désirant rester toujours en phase avec le monde en évolution*. Les trentenaires se souviennent sans doute de Charles Hurbier, en tant que membre du mythique Metal Urbain, un des rares groupes punk français reconnu en Angleterre à l’époque (ils utilisaient des synthés en lieu et place des guitares) qui se métamorphosera ensuite en Metal Boys ou Dr Mix and the Remix. Autant dire que le garçon a l’attitude. Quant à l’ambition du label, c’est de tenir et de continuer à avoir une démarche de défricheur (Charles et
Hervé).
***Mo’ DJ’s Under a Groove #2*** - **Buzz Bomb** : ***Disturbance In The Area*** (What’s Up Mix It/PIAS)
**What’s Up Bar** : 15 rue Daval 75011 Paris
Tapage nocturne
Média | Media : MAX
(Issue #82)
Date : 1996-07-01
Chronique | Review :
Vous n’êtes pas lassés du trip hop, de l’abstract hip-hop, de l’ambiant groove ? Voici deux compilations cousines, l’une française, Mo’ Dj’s, l’autre plus britannique.
Les deux sont un florilège de petits voyages au pays du groove cotonneux. Les jeunes adorent ça.
Face Z (Mo’Wax/Source)
Mo’ Dj’s Volume 2 (What’s Up Mix-It/PIAS)
“MO' DJ’S / VOLUME #2”
Média | Media : REMIX
(Issue #4)
Date : 1996-07-01
Auteur | Author : Jacques Braustein
Chronique | Review :
En matière de trip hop hexagonal, il semble que deux labels se livrent une compétition effrénée : après “Source Lab” et “Mo’ DJ’s Under A Groove” sorties toutes deux à la rentrée dernière, voici
“Source Lab 2” et “’Mo’ DJ’s 2”.
Au chapitre des points communs, une dénomination anglo-saxonne une volonté d’export. Ensuite moins de doublons que la fois précédente puisque seul **DIMITRI FROM PARIS** figure sur les deux galettes. Enfin un terri-toire musical qui couvre le trip hop en débordant sur la deep jungle et la deep house.
Au chapitre des différences, la compilation issue du What’s Up (bar branché parisien bien connu pour sa musique excellente et son décor aseptisé totalement raté) s’affirme plus riche grâce entre autres à une pro-grammation jungle de qualité avec **BUZZ BOMB** ou **OZMAN DUO** qui combine breakbeats et ambiance house. Sur la fin, on ne peut qu’approuver l’ouverture aux sons ethniques et dub que procurent les morceaux de **ROUDOUDOU** et **PEDRO**. Donc si Source sortait grand vainqueur du premier round, léger avantage à “Mo’ DJ’s” au second.
Suite au prochain épisode, la revanche du retour de la vengeance ou un truc dans le genre.
TRIP LP
Média | Media : Coda
(Issue #27)
Date : 1996-11-01
Auteur | Author : Jean-Yves Leloup
Chronique | Review :
Voilà enfin le premier album de notre junglist monégasque, après un mini-LP très remarqué, “Disturbance In The Area” sorti en début d’année. La qualité première d’**Olivier Labarrère**, c’est de ne pas vouloir imiter la prodigue vague britannique, ni d’essayer de se couler dans le moule des genres clichés de la jungle, hardstep austère, dark core ténébreux ou ambient planant. Malgré quelques échecs (relatifs), Buzz Bomb parvient remarquablement bien à tirer son épingle du jeu, grâce à une salvatrice sobriété.
“Springtime”, “Journey Through Asia” (aux délicieuses envolées extrême-orientales) ou “Urban Trip” attest-ent d’un savoir-faire sérieux. Olivier sait concocter de chaleureuses mélodies sans user des sempiternelles nappes sirupeuses.
L’album pêche un peu plus du côté du dancefloor, mais un morceau tel que “Breakdown” possède un solide sens du groove. Recommandé.
ALBUM
Média | Media : AZTEC SUN
(Issue #5)
Date : 1996-11-01
Auteur | Author : Laurent Gilot
Chronique | Review :
Olivier Labarrère est jeune, sent bon le sable chaud (?) et est, de surcroît, monégasque. OK, me direz-vous, mais au niveau musical cela ne nous dit pas grand-chose. “Urban Trip” est la première œuvre longue durée de Olivier, suite à un premier Ep un peu vert, mais encourageant : “Disturbance In The Area”. Dès la première écoute, on peut constater que la situation géographique de Buzz Bomb n’a aucune influence sur la musique proposée par “Urban Trip”.
L’univers musical d’Olivier se situe plutôt outre-Manche, du côté de Londres, très proche d’un certain Goldie, par exemple.
Dès les premières mesures de “Springtime”, force est de constater qu’Olivier maîtrise bien son sujet et que le drum & bass proposé ici ne manque pas d’attraits. De plus, les interventions organiques “live” ne sont pas exemptes de cet album, de Gladys Gambie, Ta•eb et Naoko pour les parties vocales à Jean-Luc Parisier (Mad In Paris) qui joue de la trompette sur le flamboyant “Greenwich Village (live)”. Du drum & bass aux sonorités asiatiques (“Journey Throught Asia”), un brin expérimentales (“Samarkand”, “The Thrill of the Bass”) voire presque happy hardcore (“Like a Rollin’ Drum”, “Champion”, “The Big Sleep”) au hip-hop/trip-hop hypnotique (“Urban Trip”, “Evil of the West”), Olivier joue sur les déclinaisons soniques avec un malin plaisir.
Peut-être pourra-t-on juste regretter une trop grande influence britonne mais la musique d’Olivier va se bonifier avec le temps. Nous n’en doutons pas.
FUTUR NEWS
Média | Media : Le Bulletin
(Issue #5)
Date : 1996-11-01
Auteur | Author : PX & Benoît C.
Chronique | Review :
Le premier album (complet) de jungle made in France n’est paradoxalement pas français, mais monégasque, pour être exact. Son auteur, Buzz Bomb, alias Olivier Labarrère, 23 ans, s’était révélé sur les deux compilations «Mo’ DJ’s Under A Groove» de What’s Up Mix-It (le label parisien de Charles Hurbier et de Hervé Duflot) avec respectivement «Disturbance In Area» et «Landscape», puis avec le six titres «Disturbance In Area», EP sorti en mars dernier.
Alors que beaucoup de junglists viennent du hip-hop, Olivier Labarrère, lui, a fait ses armes comme guitariste-bassiste dans un groupe de pop. Il suivit donc l’histoire ***MADchester*** (Happy Mondays, Stone Roses, Primal Scream..) jusqu’à l’explosion de la scène hardcore londonienne, en 91. «Quand j’ai entendu les premiers breakbeats anglais, comme Prodigy et Liquid, j’étais foudroyé. Mais pour la composition, le véritable déclic date du début 95, c’est très récent. J’avais déjà du matériel, je me suis réveillé un matin en ayant compris comment fonctionnait réellement un sample le breakbeat. J’ai rapidement fait une démo que j’ai envoyée à des labels anglais comme Moving Shadow et Suburban Base. Ils m’ont tous rappelé, ça leur plaisait, mais c’était trop rapide pour eux. En France, c’est Jean-Yves Leloup, à qui j’ai envoyé une cassette, qui l’a fait parvenir à Hervé Duflot et Charles Hurbier. Ils m’ont appelé au début de l’été pour me sélectionner sur «Mo’ DJ’s...», le jour de mon anniversaire...».
La progression du jeune homme est en tous points remarquable. Son premier EP était délicieusement connoté ambient-jungle, «Urban Trip», son album, élargit la palette drum’n’bass et innove en un mix inédit d’influences qui porte l’auditeur des casbahs d’Afrique du Nord (sublime «Samarkand») en Asie, en passant par les clubs de jazz new-yorkais: «J’avais envie d’apporter d’autres éléments. J’écoute beaucoup de musiques asiatiques, j’ai trouvé que cela se prêtait bien au breakbeat, c’est pour cela que nous avons demandé à Gladys Gambie et Naoko, une amie japonaise de Fresh Lab, de chanter sur des morceaux.
Pour Greenwich Village, j’avais envie de reconstruire live l’ambiance du Blue Note ou furent enregistrés notamment de remarquables concerts de Keith Jarrett. Je suis un fan de jazz depuis longtemps.» «Greenwich Village» d’ailleurs (avec Jean Luc Parisier de Mad In Paris à la trompette) et «Urban Trip» seront les premiers singles et feront l’objet de remix (notamment par Phume).
«Urban Trip» : premier album de jungle «française» est un voyage géo-musical original et chiadé, il marque l’intronisation dans le monde jungle d’un futur très grand.
Jungle news
Média | Media : SVM Mac
(Issue #78)
Date : 1996-11-01
Chronique | Review :
Étant certainement les fruits de la rencontre la plus intéressante entre technologie et musique, les musiques jungle et trip-hop continuent à nous alimenter en productions remarquables. Symbiose parfaitement accomplie entre une technologie devenue mature, qui sait intégrer aussi bien le chant que les rythmes électroniques, le tout en phase avec une inspiration qui ne se limite pas au bidouillage électronique, aussi fascinant soit-il. Mélange de techno, de soul, de musique ambiante, cette union est, pour l’instant, une spécialité européenne (et surtout britannique).
Entre Tricky, Goldie, Massive Attack et Portishead, le genre connaît déjà ses vedettes et ses classiques. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas de découvertes à faire. Commençons par **Morcheeba**, dont le premier disque, ***Who can you trust*** (Warner), sorti l’été dernier, est resté relativement dans l’ombre. À tort: avec son ambiance très forte qui rappelle parfois Portishead, c’est probablement l’un des disques les plus maîtrisés que cette nouvelle dance ait enfanté depuis longtemps.
Mais trip-hop et jungle ne se cantonnent pas outre-Manche : en attendant les prochaines productions du label parisien What’s Up Mix-It (***Jazzalistic*** de **Fresh Lab** et ***Urban Trip*** de **Buzz Bomb**), on peut passer le temps en écoutant l’envoûtant ***Northern Lights*** de **Waldeck** et ***The Remix Hit Collection*** de **Count Basic**, les deux étant produits par Spray Records/BMG.
Signe que ces nouvelles tendances ne sont pas confinées à la scène branchée, les vieux routiers du rock commencent à s’y intéresser. Ainsi, on apprend que le prochain disque de Brian Ferry aurait une forte dom-inante trip-hop. Il faut dire qu’en matière d’ambiance, l’ancien crooner de Roxy Music en connaissait déjà un rayon.
ALBUMS
Média | Media : Zipper
(Issue #7)
Date : 1996-11-01
Auteur | Author : Frédéric Messent
Chronique | Review :
Il serait grand temps d’arrêter le couplet suivant lequel tout ce qui vient de France ne peut être que mauvais, parce que les Frenchies tiennent aujourd’hui la route face à leurs homologues anglo-saxons et ce n’est pas la qualité de ce premier album de Buzz Bomb qui nous contredira. Un LP qui lorgne vers cette jungle que l’on a longtemps cru être le seul apanage des Bristoliens. Et là, Buzz Bomb confirme tout le bien que l’on pensait d’eux à la suite du EP “Disturbance In The Area”.
Tout (ou presque) part ici de la jungle. Séminale sur “Like A Rolling Drum”, sociale sur “Breakdown” (la réalité du milieu urbain), technoisant (“The Big Sleep”), housey (“Champion”), ethno world (“Samarkand”), jazz (“Greenwich Village”)...
Bref, un album illustrant parfaitement l’étendue de la palette du D&B. Il est plus que temps que vous vous y mettiez !
15 / 25 - CD Critique
Média | Media : Nice-Matin
(Issue #17812)
Date : 1996-12-08
Auteur | Author : M.-P. Paulicevich (M.2.P.)
Chronique | Review :
Rappel des épisodes précédents. Au début des années 90, un trio noisy pop, The Puppet, formé par trois lycéens monégasques se fait remarquer à l’occasion de quelques concerts niçois saturés et d’une première démo saluée comme “prometteuse” dans cette chronique.
Depuis les trois musiciens se sont séparés. L’un des guitaristes marionnettes, Brad, a présenté l’année dernière quelques titres autoproduits sous le nom de Bullet Hole : un techno rock extrémiste et surchargé, difficile à suivre.
Olivier Labarrère, ex-bassiste de l’ancien trio, s’est lancé pour sa part, sous le nom de Buzz Bomb, dans une autre techno (tendance jungle) beaucoup plus urbaine. Il a démarré avec un premier morceau en septembre 95 édité sur une compilation baptisée “Mo’ DJ’s under a groove” et regroupant (sous la bannière What’s Up) une douzaine des meilleurs nouveaux DJ’s français. En février dernier, Buzz Bomb publiait sur le même label spécialisé un CD 6 titres intitulé “Disturbance in the area” puis participait à nouveau - le succès aidant - à une deuxième édition de la fameuse compil “Mo’ DJ’s...”
La voie était toute tracée pour un premier album personnel. Il vient de sortir sous le titre “Urban Trip”. Si vous aimez les sons et les rythmes électroniques, les cadences trip-hop lancinantes (“The Thrill of the bass”), l’ambient (avec “Samarkand”, délicieusement exotique), la house bien tempérée, le jazz revisité (“’Greenwich Village”) ou les musiques répétitives obsédantes (“Urban Trip” et l’excellent “Evil of the West”), alors partez vite explorer la jungle futuriste et raffinée de Buzz Bomb. Dépaysement et rebondissements garantis tout au long des 61 minutes de cet “urban trip” qui ouvre une route originale entre hypno et ethno. en redemande, et sur des titres encore plus longs !
Fresh Lab / Buzz Bomb :enfants des quotas ?
Média | Media : Zipper
(Issue #8)
Date : 1997-01-01
Auteur | Author : Frédéric Messent
Chronique | Review :
Laurent Garnier, MC Solaar hier. La Funk Mob, Dimitri From Paris et DJ Cam aujourd’hui... La production française s’affirme depuis quelques mois à un point tel qu’il est presque devenu banal de voir ses représentants dignement salués outre-Manche. L’apposition des quotas sur les programmations des radios est passée par là entre temps, amenant finalement une scène, bien qu’ignorée des grands médias à faire preuve d’encore plus d’acuité.
L’aventure entre les deux membres de Fresh Lab ne date pas d’hier. *On s’est rencontrés au Rex en 87*, rappelle Def Steff. *Jeff était DJ et moi j’étais avec Mad In Paris à l’époque*. Il y avait aussi Sléo, Timide Et Sans Complexe... Décor planté dans un background hip-hop où le Creillois Steff, et le Martiniquais Jeff se réjouissent d’avoir vécu dans un environnement qui n’a finalement jamais connu ce ségrégationnisme typiquement américain.
*C’est une chance pour nous d’avoir vécu dans cette mixité*. Une mixité que l’on retrouve également dans le concept même de ce premier album du duo. *On a voulu mélanger un concept de DJ, un concept de machines et un concept d’instruments live*. Ne leur parlez pas de trip hop. *Que l’on soit noir, blanc ou autre, le trip hop ne veut strictement rien dire, pas plus que l’abstract hip-hop. Nous faisons du hip-hop instrumental jazzy. POINT ! Cet album a été un simple jeu au départ, puis nous avons voulu montrer que l’on pouvait faire autre chose que du trip hop avec des formules habituelles de sampling*, précise Jeff, reprenant ainsi les propos de Hoover. *Maintenant, c’est vrai que si on avait été élevés dans la Corrèze, on aurait peut-être fini par faire un album de country hip-hop*, reprend Fred. *En tous cas, il y a un côté urbain qui est indéniable. Et avoir un concept instru ne signifie pas pour autant que nous n’ayons pas de revendications, mais tel n’était pas notre propos. On a juste voulu s’éclater et faire du son*.
Monaco n’a jamais eu la réputation d’être une terre d’accueil pour les artistes, si ce n’est peut-être pour faire fructifier leurs comptes en banque. Olivier Labarrère est à des milliers de lieues de se poser ce genre de question.
Celles qu’il est en droit de se poser seraient plutôt du genre existentialiste, ayant trait à la pérennité d’un style (la jungle) où peu de frenchies se sont aventurés jusqu’alors. L’intérêt qu’il porte au drum & bass ne relève en aucune manière d’un quelconque opportunisme. Les premiers disques qu’il écoute dans le genre au début des 90’s lui font l’effet d’un révélateur, après avoir été sous le charme d’une prod indus puis d’une techno d’essence anglaise. Bukem et Omni Trio ont beau compter pour lui, Buzz Bomb ne s’est pas contenté de les imiter, incluant dans ses compositions d’inévitables influences méditerranéennes… *Il me reste encore beaucoup à faire*, précise-t-il. *Affiner encore plus mon style en exploitant toutes les possibilités offertes par la technologie. Aller toujours plus loin ! L’ambient ne connaît pas de limites*…
**Fresh Lab** : ***Jazzalistic*** (What’s Up/Mix It/PIAS) LP
**Buzz Bomb** : ***Urban Trip*** (What’s Up/Mix It/PIAS) LP
Buzz Bomb : aspalte jungle
Média | Media : Nouvelle Vague
(Issue #15)
Date : 1997-01-01
Auteur | Author : Fabrice Le Querré & Doumé
Chronique | Review :
**Chronique LP** : **BUZZ BOMB** - ***Urban Trip*** - (What’s Up-Mit it/PIAS)
Et dire que c’est à Monaco, à 20 km de chez nous, sur ce caillou doré aujourd’hui réputé pour les frasques de ses princesses foireuses, à Monaco donc qu’une des plus belles pages de la jungle hexagonale est en train de s’écrire.
L’auteur ? Olivier Labarrère alias Buzz Bomb, issu d’une scène rock azuréenne en déliquescence et reconverti avec maestria aux nouvelles sonorités importées d’outre-Manche. Déjà remarqué en mars 96 à la sortie de son premier EP, *Disturbance in the are*, Buzz Bomb signe avec *Urban Trip* son entrée définitive au sein de la petite communauté jungle française. En effet, pas la moindre trace de graisse sur ces 11 pistes aériennes. On l’aura compris, Buzz Bomb c’est pas le grand Prix de Monaco et on lui saura gré de préférer les ambiances veloutées aux ronflements des moteurs. Ici, l’arythmie des breakbeats caractéristiques de la jungle se marie avec élégance aux mélodies éthérées esquissées par quelques notes de piano ou aux nappes de synthés définitivement ambient. Chaque morceau possède son propre territoire, de l’Asie à l’Ouzbékistan en passant par le jazz new-yorkais de Greenwich Village, un des plus beaux titres de cet album kaléidoscopique. Si Buzz Bomb ne fait pas encore les choux gras de la presse à scandale, on devrait néanmoins entendre parler de lui dans tous les bons livres de la jungle.
**INTERVIEW** :
*Mars 96, Olivier Labarrère alias Buzz Bomb sort* Disturbance in the area *sur le label What’s Up Mit-it et se fait sacrément remarquer par la qualité de ses 6 titres 100% drum’n’bass.
Quelques mois plus tard, le petit prodige récidive et confirme sur la longueur d’un album, Urban Trip, tout le bien que l’on pensait déjà de lui. Rencontre au cœur de la jungle*.
**Dans la région tu étais surtout connu comme le bassiste des Puppet, groupe pop devenu indus, comment s’est fait la rencontre avec la jungle ?**
En fait, il s’agit plus d’une évolution lente que d’une véritable fracture. À la base j’écoutais beaucoup de pop anglaise, dont les Smiths qui demeurent à mon goût un des groupes majeurs des dix dernières années. Puis, avec la vague Madchester et l’arrivée de groupe comme les Stone Roses, les Happy Mondays ou encore Primal Scream, cette musique devenait dansante, elle incorporait des éléments de groove et servait de passerelle entre la pop classique et ce qui allait débouler ensuite, la house, la techno. Mais, à la différence de nombreux DJ, je ne suis pas issu d’une culture hip-hop.
**Sur ***Urban Trip***, tu dépasses le cadre de tes seules influences pop pour incorporer des éléments de musique asiatique, orientale ou encore jazz sur certains morceaux**.
Je voulais me distinguer d’une jungle de facture trop classique qui repose uniquement sur des nappes de synthés saupoudrées de quelques breakbeats par-ci, par-là. À la maison mes parents ont toujours écouté beaucoup de musique, d’une grande variété. Depuis l’enfance je suis immergé dans cet univers musical riche et sans frontières. C’est de là que viennent ces influences multiples et les samples que l’on retrouve sur l’album.
**Tu ne te sens pas trop seul à faire cette musique dans la région ?**
C’est vrai qu’une bonne partie de l’activité est concentrée à Paris. De toute façon, il ne s’agit encore que d’un phénomène émergent et marginal en France. On est loin de l’explosion jungle anglaise. Mais ça vien-dra !
**L’inconvénient de cette musique de laborantins c’est qu’elle franchit relativement mal la barrière du live. Tu as déjà des expériences dans ce domaine ?**
J’ai des propositions pour jouer, mais ça ne m’intéresse pas de me retrouver seul avec mon ordinateur sur scène. J’aimerais faire quelque chose de plus vivant. Si possible avec les musiciens qui ont collaboré à cet album, chanteuse et trompettiste notamment. On doit encore travailler et une fois que tout sera en place, alors on pourra jouer live.
**On est à la fin de l’année et qu’en retiens-tu sur le plan musical ?**
L’album de DJ Shadow, Endtroducing. Et puis aussi Alex Reece, Goldie, les grands !
Tribal poursuite / Interview
Média | Media : MIX
(Issue #36)
Date : 1997-01-01
Auteur | Author : Nico
Chronique | Review :
**Il est des évidences que j’aime rappeler au cas où certains ne seraient toujours pas convaincus : la jungle a transcendé la musique actuelle et à venir. Pas simplement en métissant des styles incompatibles, non, le bouleversement est aussi radical (les puristes risquent d’avoir un choc!) que l’apparition du blues moderne en douze mesures, fondateur de la musique actuelle, et surtout la walking bass de Robert “crossroad” Johnson. Voilà, c’est dit. Mais alors que les bluesmen ont mis trente ans à électrifier leurs accords, les junglists se surpassent tous les mois et inventent de nouvelles grammaires à leurs break-beats drum’n’bass avec une liberté déconcertante. Exemple d’hypercommunication-consommation : il n’est pas rare d’entendre un titre en club à Londres moins de 24 heures après sa composition (et pas d’Internet là-dedans : un sampler, une presse à vinyle et une platine, c’est tout).**
**Le mouvement a d’abord évolué si vite qu’il a donné le vertige à beaucoup, mais les Anglais ne sont plus les seuls, et leurs idées sont maintenant appliquées et dépassées, c’est la règle du jeu, par des musiciens non insulaires.**
**Le monégasque (même pas parisien) Buzz Bomb a produit en 96 un EP (“Disturbance in the Area”) qui révélait un talent de composition ambiant-jungle plus que prometteur. Son premier album est maintenant disponible (“Urban Trip”) et dépasse nos espoirs : il ne s’embarrasse pas à essayer d’intégrer laborieusement ses multiples références musicales, elles SONT sa musique. Et il a compris bien mieux que d’autres que la jungle est plus qu’un style, que c’est une philosophie qui permet de tout réinterpréter. Quand, par exemple, certains essaient d’actualiser le son 60’s, lui invente simplement la pop de demain... Photo Antoine Le Grand.**
Depuis 85, je suis dans la musique. C’était plutôt la pop anglaise à l’époque, Stone Roses et des choses comme ça, et à la fin des années 80 il y a eu le Summer Of Love, le son ***MADchester***... Il y avait déjà un peu plus de groove. J’ai commencé ensuite à écouter de la techno, plutôt ambiant, comme The Orb, Aphex Twin, et fin 91 j’ai entendu les premiers morceaux de techno-hardcore anglais, l’ancêtre de la jungle, j’ai accroché tout de suite... En 87-88, j’étais bassiste dans un groupe de pop noisy, ensuite on s’est séparés, mais j’aimais l’idée de travailler seul, et comme je suis passionné d’informatique et de synthés, j’ai acheté un synthé, un sampler, une table de mixage... Très peu de matériel en fait, mais je faisais des productions “personnelles”, et en mars 95, je me suis dit que je pouvais envoyer des morceaux à des labels, je me sentais prêt, et je suis entré en contact avec What’s Up qui démarrait... (ndr : suivront alors un morceau sur la compile “Mo’ DJ’s under a groove #1”, le EP “Disturbance In The Area” et un deuxième morceau sur “Mo’ Dj’s #2”)
**Pourrais-tu définir toi-même ta musique ?**
Je ne me soucie pas vraiment de ça... Bon, il y a des breakbeats, et parfois des basses lourdes, donc ça fait penser au drum & bass, mais il y a tellement de styles différents en jungle que je n’arrive pas vraiment à me situer. Ce n’est plus vraiment ambiant-jungle comme sur le premier EP, il y a des morceaux plus brutaux sur l’album, tant au niveau mix que programmation, il y a aussi un morceau un peu jazz (ndr : quelle modestie, ce quartet contrebasse-piano-trompette-breakbeat est renversant), en fait j’ai réuni tous les éléments des musiques que j’aime… Mais c’est la grande famille jungle…
**L’évolution entre le EP et l’album est flagrante...**
Le premier 6 titres a été enregistré chez moi, donc l’album, qui a été fait en studio sonne mieux, et pour la programmation, c’est une technique qui vient petit à petit...
**Il y a aussi le fait que tu aies travaillé avec des musiciens “traditionnels”, quelle était la démarche ?**
Il y a quand même un certain éloignement puisque le label est à Paris, et moi je vis à Monaco, donc j’ai tout composé sans aucun élément acoustique, à part moi qui me suis samplé à la basse et à la guitare, mais l’apport des voix et des instruments s’est fait à Paris à l’enregistrement. J’avais déjà fait plusieurs pro-ductions complètement seul, et je trouvais ça bien de m’ouvrir un peu et de pouvoir travailler avec d’autres personnes. C’était une volonté dès le départ.
**L’aspect pop de certains morceaux est surprenant, par l’importance accordée aux voix qui ne sont pas de simples nappes, le format couplet/refrain...**
C’est une musique qui me touche donc j’en inclue des éléments, des samples par exemple. Sur le prochain maxi de remixes de “Urban Trip”, ça sera encore plus découpé selon le format couplet/refrain... Et en plus j’en avais assez de construire des morceaux classiques drum’n’bass avec trois parties différentes, j’avais envie d’évoluer. Par contre, je ne pensais pas au départ que j’aurais plus de mal à construire selon le principe couplet/refrain... Ça paraît plus simple, mais ça ne l’est pas.
**Les titres des morceaux font souvent référence à la géographie, par des noms de rues, de villes, ou bien des paysages et des points cardinaux, est-ce qu’il y a une explication ?**
Pour l’instant je ne peux pas trop me le permettre, mais j’aimerais beaucoup voyager… “Lexington Avenue”, par exemple, vient d’un voyage à New York que j’avais fait… Les titres sont des clins d’œil, des références personnelles, et puis ça qualifie tout de suite les morceaux, ça leur donne une couleur…
**Les morceaux ont tous un rythme appuyé, mais avec des nappes et des sons qui les rendent aussi méditatifs, est-ce que tu les as conçus pour une écoute personnelle ou collective ?**
Je ne sais pas... En fait je me pose très peu de questions quand je compose. Par contre, je visualise bien, donc je pourrais travailler à partir d’une image, mais je ne peux pas dire à qui s’adresse ma musique. Évidemment il y a des éléments très personnels, donc on peut l’écouter seul, et je suis très content qu’on puisse l’entendre aussi en club, mais je ne cherche pas à savoir qui écoutera, quand je compose. Quant à une écoute active ou passive, sur un dancefloor c’est bien si les gens bougent, mais la jungle on peut aussi l’écouter chez soi, tranquillement… Ce dont j’étais sûr en composant l’album, c’est que je ne voulais pas faire comme les Anglais. J’aime beaucoup ce qu’ils font, mais je ne voulais pas faire des morceaux avec une nappe de synthé, une voix et un breakbeat qui tourne derrière, je voulais faire des choses différentes. Je ne sais pas s’ils aimeront ce que je fais... Mais je ne me considère pas comme faisant partie d’une scène… Ça serait bien que tout le mouvement jungle ne soit pas de l’autre côté de la manche, on n’est pas forcément obligés de les copier.
**As-tu des sorties prévues pour les mois à venir, productions ou remixes ?**
Un maxi va sortir le plus rapidement possible, avec un remix que j’ai fait du morceau “Urban Trip” et un remix de “Greenwich village” par Phume, j’ai fait également un remix pour Fresh Lab sur leur maxi qui devrait sortir en janvier (ndr : les deux sur le label What’s Up), également un remix pour Blade qui est un groupe orienté transe, mais qui fait aussi des morceaux dub, et je pense que j’aurais d’autres propositions de remixes maintenant que l’album est sorti…
**Et des projets de scène ?**
La scène, c’est ce qui me manque le plus par rapport aux concerts que je faisais avant avec le groupe. J’ai eu des propositions, ça me fait plaisir, mais ce n’est pas évident parce que je ne suis pas sur Paris j’aimerais que la chanteuse soit là, qu’il y ait des musiciens, et que ce soit vivant.
**Ta playlist éternelle ?**
Le premier album de Prodigy était important, même si je n’aime plus du tout ce qu’ils font maintenant, le premier volume des “Selected Ambient Works” d’Aphex Twin, le double “Ultraworld” de The Orb, “Timeless” de Goldie évidemment et... (hésitation)... allez ... les Smiths pour leur premier album !
**L’indispensable premier album de BuzzBomb, “Urban Trip”, est sorti sur le label What’s Up Mix It (dist. PIAS).
Également disponible, le premier EP “Disturbance in the Area”, même label.**
SELECTOR / COMPACTS
Média | Media : 20 ans
(Issue #125)
Date : 1997-12-01
Auteur | Author : J.-C.
Chronique | Review :
On a toujours besoin d’un plus plouc que soi. Après les chants de l’île de Pâques, on a dégoté encore plus world paumé en la personne de Pauly Fuemana, alias OMC, un Néo-Zélandais tatoué et à la tête de malfrat. Le single “How Bizarre” est déjà N° 1 un peu partout en Europe, l’album, du rock fait à la maison, ne manque pas de charme. HOW BIZARRE, OMC, Polydor.
> Cut Killer, ze star of ze french hip-hop, mixe sa “Soul Party III” comme si de rien n’était. On peut lui faire confiance pour nous balancer rien que du bon avec du Jodeci, Mary J. Blige, A tribe called Quest à ma gauche (l’international, tiens Nalini est internationale ?) et du Akhenaton, X Men, Koalition à ma droite (dans le français, tiens, il y a deux morceaux de Cut Killer). **HIP HOP SOUL PARTY III**, *Cut Killer*, MCA.
> La scène jungle française existe, le label What’s up Mix It l’a rencontrée. Enfin, pour l’instant, elle com-prend une formation, Buzz Bomb (non, on plaisante, il y en a d’autres) qui aligne les breakbeats comme d’autres les plaisanteries douteuses. C’est de la jungle bon enfant, légère, plutôt virtuose qui ne se prend pas la tête. Un bon point. **URBAN TRIP**, *Buzz Bomb*, What’s Up Mix-It.
> Daniel Chenevez, from Niagara, fait ses premiers pas de chanteur (et de clone d’Ophélie Winter :
il a les ongles bleus sur la pochette). L’ombre d’Antoine et de Nino Ferrer planent sur son funk/rythm’n’blues/easy listening/psyché gentil. Ajoutez-y un sens de la mélodie poussé et un rien d’autodérision dans les textes.
**EXCENTRIQUE**, *Daniel Chenevez*, EMI.
ALBUMS
Média | Media : L’indic Magazine
(Issue #28)
Date : 1997-02-01
Auteur | Author : G. Duponchel
Chronique | Review :
En lévitant au-dessus de Monaco, Olivier Labarrère avait créé la surprise l’année dernière par un maxi six titres, *Disturbance in the area*, dans la lignée des productions deep jungle des Anglais LTJ Bukem, 4Hero et Omni Trio. Mais l’amiral, ne désirant pas s’enfermer dans une branche bien particulière, est parti dans des directions différentes au service de sa majesté groove.
Le titre de son paquetage illustre parfaitement cette évolution nécessaire pour enfanter un album riche et varié. Un accord de guitare en boucle donne la réplique à un tempo trip-hop sobre laissant la voix voluptueuse prendre tout son éclat. Affranchi de ses aïeuls, cet envouteur maitrise totalement ses inspirations brûlantes par le biais d’un son de très haute couture. Buzz Bomb accumule classique sur classique. Son passé pop au placard, son penchant pour le jazz immatériel lui suggère une joute entre un piano et une contrebasse tapissée par un breakbeat et une trompette aérienne (*Greenwich Village*). Le mage n’oublie pas son lieu d’habitation et son ouverture sur le monde. Entre une expédition chinoise lyrique (*Journey Through Asia*) et des fragrances arabisantes envoutantes (*Samarkand*), la jungle n’a plus de frontières se dirigeant vers un avenir inépuisable. Notre chauffeur nous entraine dans l’enfer du hardstep avec une cas-cade de breaks et de scratches (*Breakdown*), des ambiances angoissantes venant du jeu Doom (*The Big Sleep*), des messages d’une sensualité provocante (*Evil Of The West*), mais aussi dans un paradis mélancolique (*Like A Rollin' Drum*, *Champion*).
Après *Urban Trip*, la place de leader de la jungle française n’est plus à prendre.
France : nouveaux talents
Média | Media : Technikart
(Issue #18)
Date : 1997-12-01
Auteur | Author : PX
Chronique | Review :
Plus de 200 DJ’s “professionnels”, une cinquantaine de producteurs et autant de maxis par mois : **la France croule sous les talents**. Visite guidée.
Infographie carte de la France.
> **MONACO**
Artistes et labels :
Blade (electronica-ambient, déjà deux albums et des B.O. pour CD-Rom d’art contemporain),
Buzz Bomb alias Olivier Labarrère (le seul artiste français à avoir sorti un album entier de drum’n’bass).
News Musique
Média | Media : SVM Mac
(Issue #78)
Date : 1997-02-01
Chronique | Review :
Alors que la scène jungle britannique s’enlise de plus en plus dans le mélange assez prévisible de rythmiques sourdes couplées à des nappes de synthés, c’est l’underground français qui fait avancer le schmilblick, comme ces deux albums parus sous le petit label parisien Whats Up/Mix-It. Étonnants, inclassables et très cohérents à la fois : ***Jazzalistic*** de **Fresh Lab** et ***Urban Trip*** de **Buzz Bomb**.
Fresh Lab concocte une ambiance très dense, oppressante parfois, agrémentée de voix et d’éléments jazzy comme la trompette à la Miles Davis sur le morceau titre de l’album.
Buzz Bomb s’évade du cadre de la musique jungle trop étriquée grâce à une diversification surprenante de ses sources, habilement encadrées par un sens du rythme et de la structure qui évite que cela tourne court. Avis aux amateurs...
KRONIKS
Média | Media : SCROGNEUGNEU
(Issue #4)
Date : 1997-01-04
Auteur | Author : Julien Jaffré
Chronique | Review :
Le petit monégasque tient bon la route malgré les déboires qui secouent sa principauté. Ce garçon est rigoureux! Et il en faut de la rigueur, voir même une certaine pugnacité pour enchainer 11 titres d’une durée quasi équivalente de 5’30 environ. Rigueur technique pour le moins surprenante quand d’au-tres font d’une idée un opus d’un quart dheure ! (Nous en connaissons tous).
Rigueur paradoxalement frustrante puisque cet album est bourré de bonnes idées, mais sont-elles à leur juste valeur exploitées, ont-elles le temps de s’épanouir sur un laps de temps si court, moins de 6 min! La question est lancée?
Si je n’ai pas de véritable réponse, je peux néanmoins dire que cet album doit être envisagé sous une lumière nouvelle. En effet, loin d’être un album classique de jungle, celui-ci apparait comme un laboratoire où la jungle est l’élement liant, le fil conducteur de chaque titre. L’asiatique “Joumey Through Asia”, le trip-hopien / New-jackien “Urban Trip”, le breakbeatien “Breakdown” où le travail de cut/collage est remar-quable et emporte toute mon adhésion; le jazzy “Greenwich Village”.... Ainsi, cet album ne suit pas une voie mais embrasse 10 directions, directions qui finissent par donner un album un peu fouillit.
Le point sur les disques…
Média | Media : SCRATCH
(Issue #9)
Date : 1997-10-01
Auteur | Author : Squaaly
Chronique | Review :
Le premier d’album du junglist monégasque Buzz Bomb arrive à point nommé (et avec quelque retard dans les colonnes de Scratch) pour confirmer tout le bien que l’on pense du bonhomme après l’écoute de son premier EP — «Disturbance in the Area» publié en février de cette année sur le même label. Mieux, «Urban Trip» souligne une évolution importante et intéressante du DJ Olivier alias Buzz Bomb intègre à ses breakbeats des sonorités ethniques. Le trip urbain-voyage. Des titres comme «Journey through Asia» ou «Samarkand» ne font pas que dans l’effet d’annonce. Ils tiennent leurs promesses. B.B ne surenchérit jamais gratuitement. Il sait économiser ses moyens.
L’important est de tenir le coup. Comme lors d’un Grand Prix. Le drapeau à damier n’est jamais très loin. On se laisse porter, avant d’accélérer en sortie de virage comme sur «Breakdown», ou de ralentir sur «Like a Rollin’ Drum» juste avant la chicane-hommage «à l’esprit jazz d’un New-York disparu» — dixit la bio — de «Greenwich Village».
Buzz Bomb casse intelligemment la monotonie du circuit. Chaque tour de piste a son ambiance, sa pro-gression et son timing.
«Urban Trip» : un album à rester coincé chez soi à regarder tourner la platine en pôle-position pour y voir le monde briller.
THE fortnightly international underground dance magazine
Média | Media : DJ Magazine / DJ Mag (UK)
(Issue #200)
Date : 1997-10-11
Auteur | Author : Ubi/Roby M
Chronique | Review :
A quiety stated yet frantically percussed, Parisian drum & bass production that calms the atmosphere via juxtaposed light jazzy keyboard vibes and meandering freestyle horn playing. Two remixes by Phume.
Ubi/Roby M: “An extremely refined and intelligent jazzy jungle cut that faithfully follows the previously estab-lished formula of the genre. The two versions of “Urban Trip’ feature Gladys Gambie whose sensual voice serves as the catalyst for this marvellous example of acoustic trip hop.
The ‘Bass Bomb Remix’ dries the atmosphere somewhat, turning it into something rawer and even more essential as the voice and rhythmic drum & bass blend fabulously.”
**★ ★ ★ ★ ★**
club culture, sub culture, youth culture
Média | Media : Guest List
(Issue #18)
Date : 1997-10-11
Chronique | Review :
Buzz Bomb is the latest in a series of Parisian producers to come to our attention. Not much known about the geezer, but this 12” features two remixes alongside the original of the track on the A and flip for extreme jazzy overtones mixed up with a smattering of dub. Flip to the B1 for the much better track by far.
The fantastic (angel hidden?) vocal lead Urban Trip is lifted from his debut album of the same name. Check.
What’s Up Mix it - Sound of Paris
Média | Media : Discoid - Italian Dance Magazine
(Issue #18)
Date : 1997-10-01
Chronique | Review :
More underground artists… be found on this label’s interesting cases. This is the case with GUILLAUME who, under the name **EYE’N’EAR**, gets his splendid exams of Jazz’n’bass (excuse the term).
The same thing goes for **BUZZ BOMB** with a single containing various tracks lifted from his album ***Urban Trip***, including the beautiful ***Greenwich Village*** with Phume on the remix.
News
Média | Media : Coda
(Issue #23)
Date : 1996-06-01
Chronique | Review :
Le couturier et parfumeur **Hugo Boss** s’offre une promo high tech dans un double CD à tirage limité (I 000 exemplaires).
Pour se mettre au parfum des tendances contemporaines, la Maison Hugo a marié toutes les tendances ou presque : Jungle (Alex Reece, Buzz Bomb) Techno mélodique (Dave Angel), néo jazz, novôdub et trip truc machin bidule... Et même les fondateurs contemporains Gavin Bryars et Philip Glass (dans des pièces-fleuves écourtées a 3 minutes !!!). Évidemment ça sent bon, y’a de l’échantillon, et tout et tout. Une version simple de ce CD sera offerte au futur acheteur du parfum. Voilà ce qui s’appelle sentir le vent tourner.
Tapage nocturne
Média | Media : MAX
(Issue #84)
Date : 1996-06-01
Chronique | Review :
Si vous vous dépêchez, vous tomberez peut-être sur les derniers exemplaires : dix mille CD sont offerts aux acheteurs d’un flacon de Hugo, le nouveau parfum d’Hugo Boss.
Dix-neuf créations originales, dub, trip hop, rock, ambiant, house, chanson... par Kat Onoma, Tom Waits, DC Basehead, Ruby, Jah Wooble, Gary Clail etc. Un véritable collector, THE top compilation.
LEC VOL.04
Média | Media : Les Éditions Confidentielles (Compilation)
Date : 1996-06-01
Chronique | Review :
Fourth edition of the sampler from Les Editions Confidentielles, the publishing company for Play It Again Sam.